Cour d’appel : mobilisation d’une (ex)région

Publié le 19/03/2018

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Territoires. Les élus du Limousin ont entendu l’appel des avocats à se saisir collectivement du dossier de la cour d’appel et ont demandé une audience à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

 Rassemblement le 2 mars devant la cour d’appel de Limoges. (Ph. E. Dueso)

La photo est symbolique et marque peut-être un tournant. À l’appel des avocats, les politiques du Limousin, dans une remarquable unité, se sont saisis du dossier et ont demandé un rendez-vous à la ministre de la Justice pour que « la cour d’appel de Limoges puisse être, sans aucune ambiguïté, reconnue comme cour d’appel régionale, après celle de Bordeaux ».

Ce courrier daté du 5 mars est signé de Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, Jean-Claude Leblois, président du département de la Haute-Vienne, Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, Valérie Simonet, présidente du département de la Creuse, Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges, Marie-Françoise Pérol-Dumont et Jean-Marc Gabouty, sénateurs de la Haute-Vienne, Daniel Chasseing, sénateur de la Corrèze, Jean-Jacques Lozach et Éric Jeansannetas, sénateurs de la Creuse, Sophie Beaudouin-Hubière, Jean-Baptiste Djebbari et Marie-Ange Magne, députés de la Haute-Vienne, Frédérique Meunier, députée de la Corrèze, Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, Pascal Coste, président du département de la Corrèze.

E.D.

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« Il faut coller au monde moderne »

Publié le 09/03/2018

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Forum. La députée Sophie Beaudouin-Hubière participe à l’élaboration du programme « Action Publique 2022 » qui vise à moderniser l’administration française.

Ce sera l’un des fils rouges de la mandature de la députée Sophie Beaudouin-Hubière : le programme « Action Publique 2022 » lancé par le Premier ministre et visant à transformer l’administration en trois points : améliorer la qualité des services publics, offrir un environnement de travail modernisé aux fonctionnaires et maîtriser les dépenses publiques en optimisant les moyens. « Nous sommes en train de repenser complètement le fonctionnement de l’administration pour coller au monde moderne », s’est réjouie la députée.

Sophie Beaudouin-Hubière, et juste derrière, Cendra Motin, deux députées intéressées par la modernisation des services publics. (Ph. Stéphane Monnet)

Comme il est d’usage avec LREM, le programme a commencé par une première phase de diagnostic. Sophie Beaudouin-Hubière y a activement participé, animant plusieurs forums sur le terrain. L’un d’entre eux avait lieu en Haute-Vienne, à Feytiat : il traitait plus particulièrement de l’accessibilité des services publics aux personnes en situation de fragilité. « La définition ne s’applique pas qu’aux situations de handicaps, il peut y avoir des fragilités économiques, des illettrés numériques, des personnes isolées, a précisé Sophie Beaudouin Hubière. Dans nos zones rurales, des personnes vieillissantes, isolées, pas forcément des illettrés numériques, mais dans une situation fragile n’accèdent pas forcément facilement aux services publics. Il y a également le cas des personnes privées de liberté. »

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Un infatigable observateur de la nature

Un infatigable observateur de la nature

Publié le 24/02/2018

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Lecture. Le livre de Jean Fedon, Le rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité, est sa contribution aux débats actuels sur la place des activités humaines et leurs influences sur les écosystèmes.

À Charensannes, commune de Razès, Jean Fedon continue d’observer inlassablement la nature : « L’an dernier, j’entends les jeunes qui remontaient l’allée et qui clamaient qu’ils avaient écrasé une vipère derrière la maison. Cela m’étonnait, je vais voir, c’était une couleuvre... J’étais étonné parce que vous ne trouvez plus de vipères. Autrefois, dans chaque village, il y avait 100 à 120 vipères tuées tous les ans. Maintenant, c’est terminé. Mon fils Thierry, qui est dans les champs tous les jours avec ses ouvriers, cela fait trois ans qu’ils n’en ont pas vu. On a protégé les buses à la fin des années 70 et elles ont prospéré. Les buses adorent les vipères... »

Le rôle de l'Homme dans l'évolution de la biodiversité du Néolithique à nos jours par Jean Fedon.

Jean Fedon aime raconter ce qu’il a vécu, ce qu’il a connu. Lassé d’entendre en réunion des histoires arrangées, des raccourcis sur la biodiversité, il a décidé de compiler ses observations et ses connaissances amassées au fil d’une vie commencée auprès de gens qui avaient travaillé à la construction du viaduc de Rocherolles ! Il était tout jeune, ils étaient très vieux, mais il se souvient comment ils parlaient du loup. Et comment le loup a lui aussi disparu.

Le déclin des écrevisses

Menant en parallèle un inventaire de ces connaissances sur les animaux et les végétaux qu’il a pu observer et le récit de la vie d’autrefois (à partir de 1940), il revient sur l’évolution du monde qui l’entourait et dresse quelques constats, les campagnes ayant profondément évolué dans la période 1940/1960. La myxomatose (l’histoire du docteur Paul-Félix Armand-Delille est savoureuse) a décimé les lapins de garenne. Les populations de putois, qui se nourrissaient de lapins, ont diminué à leur tour. Les routes ont été recouvertes de bitume, et les écrevisses à pattes blanches disparaissaient. En revanche, les renards, les étourneaux, les sangliers, les martres ont conquis de nouveaux espaces. « Pendant toute cette période, contrairement à ce que nous disent les médias, la chimie est peu intervenue dans la modification de la biodiversité animale. Ceux qui ont vécu au quotidien ces vingt années n’ont vu qu’une évolution du milieu dans lequel sont venus s’installer des animaux qui, auparavant, n’y trouvaient pas la tranquillité nécessaire pour s’y alimenter et s’y reproduire. »

Jean Fedon ne minimise pas pour autant la responsabilité des hommes et de leur activité : « Désertion des campagnes, surpopulation des villes, développement des moyens de transport, circulation facilitée des marchandises et des hommes, production de chaleur liée aux conditions de vie, évolution de la science, affolement de la communication et, surtout, augmentation rapide de la population des hommes sur la planète sont les principaux facteurs de l’évolution de la biodiversité. »

Les transports, les échanges, occupent une place importante dans le livre de Jean Fedon. L’Homme a toujours voyagé et emmené avec lui des espèces qui n’étaient pas forcément, au départ, inscrites au voyage. « Tout voyage et il y a de moins en moins de contrôle », constate l’auteur. Dans les cales des navires marchands ont migré par exemple la fourmi d’Argentine (devenue un fléau au Texas), l’escargot achatine, le frelon asiatique... Les termites sont arrivés en France avec les bois d’Afrique...

« J’aurais pu faire le double de pages », s’amuse Jean Fedon dont le but principal est atteint : partager dans son ouvrage sa longue et passionnée observation de la nature. Le Rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité est son odyssée du monde vivant, telle qu’il l’a comprise, telle qu’il l’a vécue.

Si vous voulez connaître l’histoire du robinier, du glucochloral, ou le rôle jadis des enfants dans la chasse au renard, ouvrez le livre de Jean Fedon.

STÉPHANE MONNET

 

Bonne année 2018

Bonne année 2018

Publié le 04/01/2018

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Carte grise et permis obligatoirement en ligne à partir du 6 novembre

Publié le 07/11/2017

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Dématérialisation. À partir du 6 novembre, pour les démarches de carte grise et de permis de conduire, il faudra cliquer. Les guichets traditionnels seront fermés.

Deux postes informatiques sont installés depuis plusieurs semaines à la préfecture de Limoges : ils permettent à ceux qui le souhaitent de remplir différentes démarches, comme une demande de carte grise ou de permis de conduire. Le hall d’attente est pourtant plein. « Les gens n’ont pas encore pris l’habitude d’utiliser ce service », explique-t-on du côté des services de l’État, quelques jours avant… la disparition des guichets.

À partir du 6 novembre, il ne sera plus possible de trouver un guichet classique ouvert à la préfecture : il faudra faire sa démarche en ligne. « Immatriculer sa voiture, ce n’est pas comme acheter un bouquin ou un vêtement sur un site de e-commerce, explique Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne. Nous avons des enjeux de sécurité. Mais l’État se modernise et les habitants recourent de plus en plus à internet, nous devions proposer ce service, plus simple et plus efficace. »

Cette fermeture ne devrait concerner que 10 % des démarches d’immatriculation du département, « à 90 %, ce type de démarche est déjà fait par le biais des garages automobiles ou des tiers habilités ». Et pour les permis de conduire, les demandeurs sont jeunes et donc beaucoup plus connectés et adeptes de nouvelles technologies que leurs parents.

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Festival international de la caricature, du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel 2017

Publié le 11/10/2017

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Prix de l'humour vache

Le prix de l’humour vache, remis en présence d’une vache du GLBV (qui, effrayée par la fanfare, s’est un temps enfuie dans le village), a été attribué à un dessinateur originaire de Cuba : Angel Boligán Corbo. 

Prix de l'humour tendre

En partenariat avec l'agneau Baronet, le Prix de l'humour tendre du festival international de la caricature, du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel, a été remis à Michel Burdin, créateur des Gastéropotes. 

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
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