Valoriser la pomme de terre avec modernité

Valoriser la pomme de terre avec modernité

Publié le 11/01/2018

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Vente à la ferme. Au Gaec du Val-du-Taurion à Saint-Laurent-les-Églises, un distributeur automatique de pommes de terre est en service. Des variétés locales, créées par le Grocep à Laurière, y sont proposées.

Un distributeur de pommes de terre est en service depuis le 2 novembre à Lascaux, à Saint-Laurent-les-Églises, sur l’exploitation du Gaec Val-du-Taurion. Jérôme Duprat et Jean-Marc Alibert, les deux associés du Gaec, ont choisi de développer la vente de pommes de terre de consommation grâce à un moyen ludique, qui lie innovation et modernité. « On souhaitait développer la vente à la ferme en trouvant une solution au problème de contraintes horaires et de main-d’œuvre. Avec ce système, les clients peuvent venir à tout moment et se servir. C’est un concept innovant, tendance, qui répond à la fois à la demande de vente directe et de produits locaux », indique Jérôme Duprat.

Jérôme Duprat présente le distributeur : six variétés, deux types de conditionnement, un paiement en espèces. (Ph. NP)

Six variétés sont proposées en sacs de 10 ou 25 kg. Trois sont connues (la bintje, la monalisa et la rosabelle) et trois ont été créées par le Grocep à Laurière (anaïs, qui convient pour les frites, les pommes de terre rôties et les pommes de terre à l’eau, anoë, une pomme de terre à chair ferme équivalente à la charlotte, et laurette, une pomme de terre à chair ferme avec un goût particulier, excellente à l’eau. « Ce distributeur permet de faire découvrir de nouvelles variétés produites sur le secteur. Pour guider les acheteurs, j’ai installé dans le local des fiches qui présentent leurs particularités. J’ai aussi mis quelques informations sur le Gaec », précise Jérôme Duprat.

Des vaches et des pommes de terre

Jérôme Duprat s’est installé au sein du Gaec du Val-du-Taurion en 2005 avec Serge Guéry et Jean-Marc Alibert. Aujourd’hui, Serge Guéry est à la retraite ; Jérôme et Jean-Marc emploient un salarié à trois quarts temps. Un troupeau de 130 vaches mères limousines est conduit en système naisseur-engraisseur et en sélection. La SAU compte 165 ha. Outre les hectares destinés à l’alimentation du troupeau (14 ha de maïs, 9 ha de céréales et le reste en herbe), 17 ha permettent la culture de plants de pommes de terre. Le Gaec Val-du-Taurion adhère à la Cuma des Puys-et-Grands-Monts qui rassemble les multiplicateurs de plants de pommes de terre du département (ils sont cinq adhérents). Il participe à multiplier des variétés mises en place par le Grocep ainsi que des variétés plus connues.

Depuis son installation, Jérôme Duprat a développé ses connaissances quant à cette culture pour finalement reprendre le flambeau derrière Serge Guéry.

Au fond du local, une chambre froide permet d’avoir un stock tampon pour approvisionner la machine régulièrement. Les pommes de terre sont stockées dans leur ensemble à Laurière, dans les bâtiments de la Cuma Puys-et-Grands-Monts. (Ph. NP)

Des plants et de la pomme de terre de consommation

Cette année, sur les 17 ha voués à la production de plants de pommes de terre, 480 tonnes de pommes de terres ont été récoltées, tout compris. Les petites pommes de terre sont commercialisées en plants mais « tout ce qui est en surcalibre part à la consommation, indique Jérôme Duprat. Cette année, on espère vendre 50 tonnes pour la consommation contre 20 tonnes habituellement », ajoute-t-il. Il souhaite développer la vente de pommes de terre de consommation pour compenser la baisse des ventes de plants en clayettes en jardineries. Pendant ses vacances en Bretagne, il a découvert un distributeur de produits frais. Il s’est renseigné, en a discuté avec son associé et ils ont décidé de s’équiper.

L’investissement total s’est élevé à 12 500 euros, amortissables sur 5 ans. Les objectifs fixés ne sont pas trop élevés et, pour le moment, les résultats sont corrects. Depuis le 2 novembre, le passage est plus important le samedi, le dimanche et le lundi. « On a 2 à 3 clients par jour la semaine et le double le week-end. L’objectif était de vendre au moins 25 kg par jour. Pour le moment, il est atteint. On espère qu’après les fêtes la demande va augmenter un peu », remarque Jérôme Duprat. La prospection de nouveaux clients via la distribution de flyers dans les commerces, les manifestations locales ou dans les boîtes aux lettres se poursuit.

NATHALIE PÉNELOUX

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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