Jean-Paul Denanot passe la main

Publié le 13/04/2018

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Politique. Karine Gloanec Maurin succède à Jean-Paul Denanot pour représenter la région Auvergne-Centre-Limousin au Parlement européen. L’élu limousin aura notamment été maire de Feytiat et président du Conseil régional.

Après 41 ans de vie publique, Jean-Paul Denanot va démissionner de son mandat de député européen. Cette échéance était prévue depuis son élection au Parlement communautaire et il souhaitait laisser à sa suppléante, Karine Gloanec Maurin, le soin de terminer le mandat pour lequel ils ont tous deux été élus.

Jean-Paul Denanot. (Ph. S. Monnet) Quant à Karine Gloanec Maurin rejoindra le Parlement européen en juin.

Quelques semaines avant de se retirer de la vie politique, Jean-Paul Denanot aura réussi à faire voter en commission son rapport sur les protéines végétales « après moultes négociations ». Le document finalement adopté a cependant conservé les orientations souhaitées par le député européen. « La remise sur la table de la question des protéines végétales nous amène à réfléchir à de nouvelles pratiques culturales, c’est ça l’idée. Il y a maintenant des moyens de robotisation notamment, de repérage par satellite, qui vont ouvrir des perspectives. L’idée de rotation des cultures est un autre point fort du rapport. Les rotations de cultures avec des légumineuses qui captent l’azote de l’air évitent l’apport d’intrants nitrés et les nuisibles ne peuvent pas s’installer durablement. La France est autonome en protéines végétales à 50 % mais l’Europe est déficitaire à 90 %. L’un des objectifs du rapport est qu’on ne soit pas soumis aux importations de protéines végétales notamment d’Amérique du Sud parce qu’aujourd’hui elles sont préemptées par la Chine qui s’assoit sur les accords de l’OMC et qui achète des terrains au Brésil et cultive pour son compte. Il y a un risque réel de pénurie de protéines végétales en Europe. L’objectif du rapport est que la prochaine Pac encourage ceux qui vont se lancer dans ces cultures en structurant les filières et avec des débouchés derrière. »

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Agglo : Limoges reste dans l’opposition

Publié le 13/04/2018

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Politique. Les élus de Limoges Métropole ont adopté, vendredi 6 avril, le budget 2018. Il s’élève à 305 millions d’euros pour 74 millions d’investissement (hors dette). Les élus de la majorité de Limoges ont voté contre.

La communauté d’agglomération Limoges Métropole a adopté, vendredi 6  avril, un budget 2018 de 305 millions d’euros. Les élus de la majorité de Limoges ont voté contre. Les débats n’ont pas porté sur la part consacrée à l’investissement ni sur le niveau d’endettement, mais sur les travaux de voirie, les déchets ménagers et l’éclairage public.

(De g. à dr.) Jean-Paul Duret, 4e vice-président de Limoges Métropole et maire de Panazol, Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, Bruno Genest, 1er vice-président, et Pierre Coinaud, 5e vice-président. (Ph. Stéphane Monnet)

Depuis que la Ville de Limoges a repris la compétence « éclairage public » en janvier 2017, elle est en conflit avec Limoges Métropole et conteste les conclusions de la commission locale chargée d’évaluer les charges transférées (Clect) du 22 septembre 2017. Limoges conteste la méthode de calcul retenue pour déterminer la dette récupérable à reverser à Limoges Métropole dans le cadre de ce transfert de compétence et le différend dépasse le million d’euros.

L’adjoint au maire de Limoges, Rémy Virouleau, a ainsi annoncé : « Je suis au regret, nous ne pourrons pas voter ce budget… » Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, a déclaré qu’il comprenait la position des élus de la majorité de Limoges mais que pour faire le budget de l’agglomération, il s’était basé sur les chiffres retenus par l’agglomération. « En ce qui concerne le différend qui nous oppose sur les conclusions de la Clect, il sera tranché par le préfet. »

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Les Geiq recherchent des salariés

Publié le 15/03/2018

Ruralite > Emploi >

Emploi. Malgré un taux de chômage qui reste élevé, certains emplois ne sont pas pourvus, notamment en raison de l’inadéquation des compétences. Les Geiq forment les publics en difficulté et organisent un job dating le 16 mars.

Malgré leurs vingt-cinq ans d’existence et leurs bons résultats en matière d’insertion professionnelle, les Geiq (groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification) ce sont pas toujours connus des demandeurs d’emploi. Pour communiquer sur les opportunités qu’ils offrent, la fédération française des Geiq a lancé « 3 jours avec les Geiq », une série d’événements organisés dans toute la France, du 14 au 16 mars.

En Limousin, cinq Geiq s’impliquent dans ces journées, ils représentent les secteurs professionnels de la construction, du BTP, de l’agriculture, des transports et des industries de papier carton emballage. Les Geiq du Limousin regroupaient 254 entreprises en 2016 et 220 salariés en parcours. Leur taux de sortie en emploi est supérieur de dix points à la moyenne française et s’établit à 76 %.

De g. à dr. Philippe Steyaert, président du Geiq 87 construction ; Claude Langlois, président du Geiq transport Limousin ; Bénédicte Martin, sous-préfète des arrondissements de Bellac et Rochechouart ; Michel Jouette président du Geiq Agri-qualif Limousin ; Anne Barriat, directrice du Geiq papier carton emballage. (Ph. E. Dueso)

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« Il faut coller au monde moderne »

Publié le 09/03/2018

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Forum. La députée Sophie Beaudouin-Hubière participe à l’élaboration du programme « Action Publique 2022 » qui vise à moderniser l’administration française.

Ce sera l’un des fils rouges de la mandature de la députée Sophie Beaudouin-Hubière : le programme « Action Publique 2022 » lancé par le Premier ministre et visant à transformer l’administration en trois points : améliorer la qualité des services publics, offrir un environnement de travail modernisé aux fonctionnaires et maîtriser les dépenses publiques en optimisant les moyens. « Nous sommes en train de repenser complètement le fonctionnement de l’administration pour coller au monde moderne », s’est réjouie la députée.

Sophie Beaudouin-Hubière, et juste derrière, Cendra Motin, deux députées intéressées par la modernisation des services publics. (Ph. Stéphane Monnet)

Comme il est d’usage avec LREM, le programme a commencé par une première phase de diagnostic. Sophie Beaudouin-Hubière y a activement participé, animant plusieurs forums sur le terrain. L’un d’entre eux avait lieu en Haute-Vienne, à Feytiat : il traitait plus particulièrement de l’accessibilité des services publics aux personnes en situation de fragilité. « La définition ne s’applique pas qu’aux situations de handicaps, il peut y avoir des fragilités économiques, des illettrés numériques, des personnes isolées, a précisé Sophie Beaudouin Hubière. Dans nos zones rurales, des personnes vieillissantes, isolées, pas forcément des illettrés numériques, mais dans une situation fragile n’accèdent pas forcément facilement aux services publics. Il y a également le cas des personnes privées de liberté. »

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Un infatigable observateur de la nature

Un infatigable observateur de la nature

Publié le 24/02/2018

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Lecture. Le livre de Jean Fedon, Le rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité, est sa contribution aux débats actuels sur la place des activités humaines et leurs influences sur les écosystèmes.

À Charensannes, commune de Razès, Jean Fedon continue d’observer inlassablement la nature : « L’an dernier, j’entends les jeunes qui remontaient l’allée et qui clamaient qu’ils avaient écrasé une vipère derrière la maison. Cela m’étonnait, je vais voir, c’était une couleuvre... J’étais étonné parce que vous ne trouvez plus de vipères. Autrefois, dans chaque village, il y avait 100 à 120 vipères tuées tous les ans. Maintenant, c’est terminé. Mon fils Thierry, qui est dans les champs tous les jours avec ses ouvriers, cela fait trois ans qu’ils n’en ont pas vu. On a protégé les buses à la fin des années 70 et elles ont prospéré. Les buses adorent les vipères... »

Le rôle de l'Homme dans l'évolution de la biodiversité du Néolithique à nos jours par Jean Fedon.

Jean Fedon aime raconter ce qu’il a vécu, ce qu’il a connu. Lassé d’entendre en réunion des histoires arrangées, des raccourcis sur la biodiversité, il a décidé de compiler ses observations et ses connaissances amassées au fil d’une vie commencée auprès de gens qui avaient travaillé à la construction du viaduc de Rocherolles ! Il était tout jeune, ils étaient très vieux, mais il se souvient comment ils parlaient du loup. Et comment le loup a lui aussi disparu.

Le déclin des écrevisses

Menant en parallèle un inventaire de ces connaissances sur les animaux et les végétaux qu’il a pu observer et le récit de la vie d’autrefois (à partir de 1940), il revient sur l’évolution du monde qui l’entourait et dresse quelques constats, les campagnes ayant profondément évolué dans la période 1940/1960. La myxomatose (l’histoire du docteur Paul-Félix Armand-Delille est savoureuse) a décimé les lapins de garenne. Les populations de putois, qui se nourrissaient de lapins, ont diminué à leur tour. Les routes ont été recouvertes de bitume, et les écrevisses à pattes blanches disparaissaient. En revanche, les renards, les étourneaux, les sangliers, les martres ont conquis de nouveaux espaces. « Pendant toute cette période, contrairement à ce que nous disent les médias, la chimie est peu intervenue dans la modification de la biodiversité animale. Ceux qui ont vécu au quotidien ces vingt années n’ont vu qu’une évolution du milieu dans lequel sont venus s’installer des animaux qui, auparavant, n’y trouvaient pas la tranquillité nécessaire pour s’y alimenter et s’y reproduire. »

Jean Fedon ne minimise pas pour autant la responsabilité des hommes et de leur activité : « Désertion des campagnes, surpopulation des villes, développement des moyens de transport, circulation facilitée des marchandises et des hommes, production de chaleur liée aux conditions de vie, évolution de la science, affolement de la communication et, surtout, augmentation rapide de la population des hommes sur la planète sont les principaux facteurs de l’évolution de la biodiversité. »

Les transports, les échanges, occupent une place importante dans le livre de Jean Fedon. L’Homme a toujours voyagé et emmené avec lui des espèces qui n’étaient pas forcément, au départ, inscrites au voyage. « Tout voyage et il y a de moins en moins de contrôle », constate l’auteur. Dans les cales des navires marchands ont migré par exemple la fourmi d’Argentine (devenue un fléau au Texas), l’escargot achatine, le frelon asiatique... Les termites sont arrivés en France avec les bois d’Afrique...

« J’aurais pu faire le double de pages », s’amuse Jean Fedon dont le but principal est atteint : partager dans son ouvrage sa longue et passionnée observation de la nature. Le Rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité est son odyssée du monde vivant, telle qu’il l’a comprise, telle qu’il l’a vécue.

Si vous voulez connaître l’histoire du robinier, du glucochloral, ou le rôle jadis des enfants dans la chasse au renard, ouvrez le livre de Jean Fedon.

STÉPHANE MONNET

 

« On fonctionne sur un équilibre »

Publié le 23/02/2018

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Finances publiques. Pour la députée de la 3e circonscription, la loi de finances 2018 traduit la volonté de la nouvelle majorité d’allier mesures de droite et de gauche en soutenant à la fois les entreprises et les personnes fragiles.

Marie-Ange Magne, députée LREM de la 3e circonscription de la Haute-Vienne, est membre de la commission des finances. Nous l’avons interrogée sur les trois mesures qui lui paraissaient les plus marquantes dans la loi de finances 2018.

Marie-Ange Magne, députée LREM de la 3e circonscription de la Haute-Vienne.

Taxe d’habitation

« Le dégrèvement de la taxe d’habitation est l’une des mesures phares du programme d’Emmanuel Macron. C’était une mesure de justice. Contrairement à ce qui a été dit par beaucoup d’élus, ça ne remet pas en cause l’autonomie des collectivités puisque ce sera compensé par l’État à l’euro près […]. Le but n’était pas de centraliser le pouvoir […]. Pour ce qui est des dotations (ndlr : dotations globales de fonctionnement), elles seront maintenues en 2018, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. Il y a une volonté d’accompagner les collectivités et de maintenir leur rôle. Une contractualisation est en cours avec les 300 plus grosses collectivités – en Haute-Vienne, ça implique l’agglo, le département et la ville de Limoges – pour réduire les dépenses de fonctionnement. Le but est d’augmenter les investissements des collectivités pour faire fonctionner un maximum d’entreprises locales et développer des projets. J’ai rencontré un certain nombre de maires de petites communes sur le nord du département qui étaient inquiets de cette « baisse de dotation ». Il n’y a aucune baisse de dotation et le dégrèvement de la taxe d’habitation ne sera pas ressenti par la collectivité. […] L’objectif est de redonner du pouvoir d’achat. La taxe d’habitation est compensée par la contractualisation avec les 300 plus grosses collectivités. C’est la baisse de leur (budget de) fonctionnement qui va permettre de compenser la taxe d’habitation. Après, la question se posera pour les 20 % de contribuables restants (ndlr : ceux dont les revenus sont les plus élevés et qui ne bénéficieront pas du dégrèvement à partir de 2018). C’est en cours de réflexion. […] Pour les contribuables concernés, c’est un dégrèvement par tiers sur trois ans. Ce qui veut dire que cette année, 80 % des Français paieront un tiers en moins de taxe d’habitation, un tiers en moins l’année prochaine et le dernier tiers la troisième année. »

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